Il n’avait jamais remarqué combien une petite épicerie sombre, à droite de la route, paraissait paisible et somnolente, avec sa vitrine encombrée de sabots, de pelotons de ficelle, d’engins de pêche, et les bidons d’essence posés sur un banc. Trois pas plus loin, étalant ses grandes devantures vitrées à un carrefour, en face d’une petite place en terrasse plantée de trois platanes et d’une croix de fer, un vaste établissement d’alimentation représentait dans le village l’activité et la vie moderne. Déjà grondait, le long du trottoir, la trépidation d’un grand camion automobile surchargé de sacs.